Les prix des produits vivriers, notamment les haricots et les pommes de terre, connaissent une flambée inquiétante sur plusieurs marchés de la ville de Goma.
Cette hausse est consécutive à la situation climatique qui prévaut dans les territoires de Masisi et de Rutshuru, principales zones d’approvisionnement de la ville. Sur le terrain, les étals se vident et les commerçants peinent à s’approvisionner.
Selon les constats faits ce lundi, le prix d’un kilogramme de pommes de terre est passé de 1 200 FC à 2 000 FC, tandis que la mesure de haricot, communément appelée « murongo », qui se vendait à 2 700 FC, se négocie désormais à 4 000 FC, soit une hausse de près de 50 % en moins d’une semaine.
Une situation qui pénalise à la fois vendeurs et acheteurs.
« Avant, j’achetais un sac de haricots à 70 dollars à Masisi. Aujourd’hui, on me le vend à 110 dollars. Ça devient difficile à cause de cette période de sécheresse qui a duré et qui a abîmé les champs. On est obligés d’augmenter aussi les prix, sinon on travaille à perte », explique une vendeuse de haricots au marché Alanine.
Même son de cloche chez Prudence Nyenyezi, vendeur de pommes de terre au marché de Nyabushongo. « Il n’y a plus de marchandise. Les champs sont détruits à Rutshuru, la récolte a été mauvaise. On passe des jours sans rien trouver à acheter au village. Quand on en trouve, c’est très cher », témoigne-t-il.
« On ne comprend pas cette hausse brusque. J’ai acheté un kilo à 1 200 FC, aujourd’hui on me dit 2 000 FC. Mais que faire ? On est obligés d’acheter pour nourrir les enfants, même si la quantité a diminué à la maison », confie Judith Yatosha, rencontrée au marché Alanine.
Conséquence directe : le volume des ventes a considérablement baissé. Malgré cela, les ménages restent contraints de s’adapter à cette nouvelle réalité, en attendant une amélioration des conditions climatiques et de l’accès aux zones de production.







