Des affrontements violents ont repris ce jeudi 27 août 2026 dans l’est de la République démocratique du Congo. Ces combats opposent les combattants du mouvement politico-militaire de l’AFC-M23 à l’armée congolaise, alliée aux milices locales dites Wazalendo et à l’armée burundaise. Ces affrontements d’une grande intensité sont signalés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon l’AFC-M23, ces attaques, au cours desquelles l’armée congolaise serait également appuyée par les FDLR et des mercenaires étrangers, ont provoqué des pertes en vies humaines ainsi que le déplacement de nombreuses populations civiles.
« À 06h00, les forces coalisées ont lancé des attaques simultanées contre Nzibira, Kishadu et Chulwe, dans le territoire de Walungu. À 06h00 également, elles ont intensifié leurs opérations offensives contre le village de Katoyi et ses environs, dans le territoire de Masisi, aggravant ainsi la situation sécuritaire dans cette zone », a déploré Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC-M23.
Il précise que d’autres attaques des FARDC et alliés ont eu lieu depuis le matin à l’aide d’armes lourdes et de drones kamikazes dans les localités de Point Zéro, Nyaruhinga et Mukoko, dans la région de Minembwe.
Selon lui, les attaques sont toujours en cours.
« Face à cette offensive, les forces de l’AFC-M23 ont engagé des actions défensives afin de protéger les populations civiles et leurs biens, tout en établissant un périmètre de sécurité destiné à assurer leur protection », a déclaré Lawrence Kanyuka sur X.
L’armée congolaise n’a pas encore réagi à ces accusations.
Depuis le début de cette semaine, des combats intenses opposent l’AFC-M23, allié aux Twirwaneho, à l’armée congolaise, appuyée par les Wazalendo et l’armée burundaise. Ces combats ont provoqué un déplacement massif des habitants alors que les deux parties sont en négociations en Suisse dans le cadre du processus de Doha.







