Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a dénoncé une série d’attaques visant ses volontaires engagés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, faisant état de neuf blessés et de onze incidents violents depuis le début de la flambée.
Dans un communiqué publié le 23 août, la Croix-Rouge de la RDC, la Croix-Rouge ougandaise, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) indiquent que des ambulances ont notamment été endommagées, dont une incendiée, tandis que du matériel humanitaire a été détruit.
Le Mouvement de la Croix-Rouge condamne fermement ces violences. Il qualifie ces attaques d’« inacceptables » et appelle les communautés ainsi que les responsables locaux à protéger les volontaires et les opérations humanitaires engagés dans la réponse à l’épidémie.
Parmi les incidents récents, le Mouvement cite l’agression de trois volontaires à Beni, dans le Nord-Kivu, le 19 août, ainsi que celle de deux volontaires qui tentaient d’organiser un enterrement digne et sécurisé à Malikuti, dans le Haut-Uélé, le 18 août.
Un convoi de la Croix-Rouge ougandaise a également été attaqué le 17 août à Aru, dans la province de l’Ituri, selon le communiqué.
Ces violences interviennent alors que la riposte fait face à d’autres difficultés opérationnelles.
Plusieurs centres de traitement Ebola affichent notamment des taux d’occupation supérieurs à leur capacité, selon les informations disponibles sur la situation sanitaire.
À Isiro, dans le Haut-Uélé, l’occupation aurait atteint 120 % pour les cas confirmés, tandis qu’à Wamba, elle s’élève à 140 % pour les cas suspects.
En Ituri, 25 patients hospitalisés dans plusieurs centres ne bénéficieraient d’aucun soutien alimentaire, tandis qu’au Bas-Uélé, les autorités et partenaires doivent accélérer la construction du centre de traitement de Buta, notamment en raison de l’absence d’ambulance disponible sur place.
Pour le Mouvement de la Croix-Rouge, la protection des acteurs humanitaires est indispensable à la poursuite de la riposte.
Il estime que les violences contre les volontaires risquent de compliquer davantage l’accès aux communautés et les opérations destinées à contenir la propagation du virus.
L’épidémie d’Ebola, déclarée officiellement le 15 mai 2026, touche actuellement plusieurs provinces de la RDC et demeure confrontée à des défis sécuritaires, logistiques et communautaires.







