Au moins huit corps sans vie restent sans sépulture dans plusieurs localités du territoire de Mambasa, en Ituri, après une série d’attaques attribuées aux rebelles des ADF.
La situation est particulièrement préoccupante dans les groupements Babila Teturi et Babila Babombi, où plusieurs civils auraient également été tués ou portés disparus.
Selon des informations recueillies auprès de la société civile locale, les violences auraient commencé le 21 août à Ngombari, où plusieurs civils ont été tués et d’autres portés disparus.
Les assaillants auraient ensuite poursuivi leurs attaques en direction de Cicio, faisant plusieurs autres victimes.
L’APDEF Mambasa, qui suit la situation, avance le bilan d’au moins 16 corps retrouvés sur l’axe allant de Kalunga à Cicio. Parmi les victimes figurerait un homme identifié comme Kambale, présenté comme membre de la Croix-Rouge et habitant de Biakato, dans le bloc Mupanda B.
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du groupement Babila Teturi rapporte, de son côté, la découverte de nouveaux corps ce dimanche à Kalonge, à environ trois kilomètres de Teturi-Centre.
Trois personnes, identifiées comme Omer, Asifiwe et Pascal Kalipi, auraient été retrouvées mortes à environ 150 mètres de la RN44. Selon cette structure citoyenne, les victimes auraient été égorgées.
D’autres corps en état de décomposition ont également été retrouvés dans les secteurs de Linjanza et Maibo.
À Ngombari, plusieurs dépouilles n’auraient toujours pas été inhumées.
Au total, la société civile locale fait état de huit corps sans vie toujours en attente d’inhumation, dont cinq à Ngombari, un à Maibo, un à Linjanza et un à Seseo.
La NSCC signale également plusieurs personnes portées disparues, notamment dans la localité de Kiki. Une fillette de six ans aurait toutefois été libérée après avoir été détenue par des hommes armés.
Face à cette recrudescence des violences, les organisations de la société civile appellent les autorités à renforcer la protection des populations civiles et à revoir les stratégies militaires dans les zones affectées.
Elles demandent également au gouvernement de faciliter l’identification et l’inhumation digne des victimes.
Les acteurs locaux alertent par ailleurs sur la présence présumée d’un bastion des ADF au confluent des rivières Ebiena et Ituri, une information qui n’a pas encore été confirmée officiellement.
La multiplication des attaques et des disparitions alimente l’inquiétude parmi les habitants de cette partie du territoire de Mambasa, alors que les organisations citoyennes demandent aux autorités de faire de la protection des civils une priorité urgente.







