L’opposant congolais Martin Fayulu a appelé, dimanche 16 août 2026, à la participation de Joseph Kabila et Corneille Nangaa au dialogue national annoncé par le président congolais Félix Tshisekedi.
Lors d’une conférence de presse tenue dimanche à Bruxelles, l’opposant a estimé que leur présence permettrait notamment d’aborder leurs responsabilités présumées dans la crise sécuritaire que traverse la RDC et de rechercher des réponses fondées sur la vérité, la justice, la réconciliation et la cohésion nationale.
L’ancien candidat à la présidentielle affirme que la participation de Joseph Kabila et Corneille Nangaa à ces discussions permettrait de trouver une issue à la crise congolaise.
« Joseph Kabila et Corneille Nangaa doivent participer au dialogue », a déclaré Martin Fayulu, estimant que leur présence est très pertinente.
Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé) a aussi évoqué Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Fayulu considère que son parcours politique et son rôle actuel au sein de l’AFC justifient également sa participation au dialogue.
Il a rappelé que Corneille Nangaa dirigeait la CENI lors du processus électoral de 2018, à l’issue duquel Félix Tshisekedi avait été proclamé vainqueur de la présidentielle.
« M. Nangaa, il a été président de la Commission électorale nationale indépendante. C’est lui qui a proclamé Tshisekedi comme gagnant », a-t-il déclaré.
Martin Fayulu demande également à Corneille Nangaa d’expliquer les raisons qui l’ont conduit à prendre les armes contre le régime en place.
Malgré les divergences politiques, Martin Fayulu affirme privilégier le pardon et la recherche d’une solution par le dialogue.
Il estime que les différents griefs doivent pouvoir être abordés autour d’une même table.
« Moi, il m’a fait du tort. Ils m’ont causé du tort. J’ai pardonné », a-t-il déclaré, avant de mettre en avant les valeurs d’amour et de pardon.
Pour Fayulu, le dialogue doit être basé sur la vérité et la justice afin de permettre ensuite une véritable réconciliation entre les différentes parties.
Cette prise de position intervient alors que la crise sécuritaire dans l’est de la RDC perdure. Des combats ont de nouveau été signalés ces derniers jours dans la province du Sud-Kivu.
Les appels à un dialogue inclusif se multiplient ainsi pour tenter de réunir les différents protagonistes autour d’une solution politique.







