Les activités socio-économiques se déroulent normalement ce mardi 11 août 2026 dans plusieurs quartiers de la ville de Beni, au Nord-Kivu, malgré l’appel à une journée « ville morte » lancé par des jeunes se réclamant du mouvement citoyen LUCHA.
Au centre commercial de Matonge et au marché de Kilokwa, les boutiques, alimentations, magasins, pharmacies et autres maisons de commerce sont ouverts. Sur les artères principales, notamment sur le boulevard Nyamwisi, les véhicules et motos circulent librement.
Un vendeur rencontré devant son magasin témoigne : « Mon patron m’a appelé et m’a dit de venir au travail. Quand je suis arrivé, j’ai vu les autres ouvrir, alors j’ai aussi ouvert malgré la peur et les menaces sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré sous couvert d’anonymat.
Par ailleurs, quelques magasins restent fermés jusqu’à l’après-midi de ce mardi.

La LUCHA dénonce les tueries et réclame la libération de Clovis Mutsuva
Pendant ce temps, plusieurs jeunes se réclamant de la LUCHA ont annoncé une journée « ville morte » sur toute l’étendue de la ville de Beni. Ils entendent dénoncer les tueries de civils attribuées aux ADF et exiger la libération de Clovis Mutsuva, activiste détenu depuis plus de vingt jours.
Il a été transféré samedi dernier à la prison de Kangbwayi, malgré l’état de santé jugé précaire par les membres de sa famille.
Le même jour, samedi, le gouvernorat du Nord-Kivu a réagi aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux au sujet de cette arrestation.
Dans un communiqué lu par Marie Noël Kabuya, coordinatrice de la cellule de communication du gouvernement provincial, l’interpellation de Clovis Mutsuva intervient à la suite d’une procédure diligentée par la justice congolaise. Le gouvernorat rejette l’idée d’un « plan politique ».

