Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi officiellement après la publication d’une étude évoquant la présence d’uranium dans certaines exportations d’hydroxyde de cobalt congolais.
Dans un communiqué rendu public par le ministère de la Communication et Médias, les autorités se veulent rassurantes et annoncent des mesures visant à vérifier et à renforcer la crédibilité de la chaîne d’approvisionnement.
Selon le gouvernement, la présence de traces d’uranium dans les minerais de cuivre et de cobalt n’est pas nouvelle.
Elle est décrite comme un phénomène naturel lié à la composition géologique des sols, notamment dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
« Cette présence constitue un fait géologiquement établi et ne représente ni une anomalie ni une violation des engagements internationaux », précise le communiqué.
Les autorités congolaises affirment que les analyses réalisées sur les produits miniers destinés à l’exportation ne confirment pas les conclusions alarmantes de l’étude évoquée.
Elles rappellent également que, selon les normes internationales, notamment celles de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’uranium présent à l’état de traces dans un minerai n’est pas considéré comme une matière nucléaire, sauf s’il est extrait spécifiquement.
« L’uranium présent à l’état de traces n’entre pas en comptabilité nucléaire », insiste le gouvernement.
D’après le communiqué, l’étude évoquée ne repose pas sur des mesures directes effectuées sur les cargaisons exportées, mais sur des modèles d’estimation.
« Ces limites méthodologiques exigent une vérification contradictoire », souligne le texte, tout en reconnaissant l’importance du sujet.
Pour faire toute la lumière sur cette affaire, le gouvernement annonce plusieurs actions : une campagne d’analyses indépendantes sur des échantillons représentatifs de cobalt exporté ; la mise en place d’un groupe de travail interministériel chargé d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux ; ainsi que l’ouverture de consultations avec l’AIEA pour un appui technique.
Les autorités insistent sur leur volonté de transparence et de respect des normes internationales.
Elles rappellent également que la RDC reste un acteur clé de la transition énergétique mondiale grâce à ses ressources en cobalt.
Ainsi, le gouvernement affirme que la protection des travailleurs miniers, des populations locales et de l’environnement demeure une priorité, avec un suivi assuré par les institutions compétentes.

