Des combats violents se sont poursuivis ce jeudi 11 juin 2026 dans les hauts plateaux de Minembwe, en province du Sud-Kivu. Ces affrontements opposent l’armée congolaise, appuyée par l’armée burundaise et les Wazalendo, aux combattants Twirwaneho alliés à l’AFCM23.
Dans un communiqué ce jeudi, le MRDP-Twirwaneho dénonce les attaques en cours contre les populations civiles de Minembwe et Mikenge, dans les hauts plateaux de Fizi, Itombwe et Uvira.
Selon le Twirwaneho, ces violences s’inscrivent dans une campagne menée depuis près de neuf ans par la coalition composée des FARDC, de l’armée burundaise, des milices Wazalendo et des FDLR contre les Banyamulenge.
« À plusieurs reprises, le MRDP-Twirwaneho a attiré l’attention des autorités nationales, des acteurs régionaux et de la communauté internationale sur l’escalade des opérations militaires de cette désastreuse coalition qui cible les zones habitées par les Banyamulenge. Mais fort est de constater que cela n’a jamais suscité la moindre réaction de leur part, laissant ainsi se perpétuer en toute impunité les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles, les prises d’otages, la destruction de biens civils et l’aggravation de la crise humanitaire » a déploré le Twirwaneho dans le communiqué.
Les combats sont signalés ces derniers jours dans les villages Ilundu, Gakenke, Kalingi et Bidegu, où d’intenses bombardements terrestres et aériens ont causé des pertes importantes parmi les civils et entraîné des déplacements massifs des populations, selon le Twirwaneho.
Le MRDP-Twirwaneho rejette catégoriquement les accusations des FARDC selon lesquelles Minembwe servirait de sanctuaire aux rebelles burundais du RED-Tabara.
« Non seulement ces allégations sont mensongères, mais elles sont destinées à masquer les exactions et autres violations du droit international humanitaire commises contre les civils Banyamulenge par cette coalition au sein de laquelle l’armée burundaise se distingue par une cruauté des plus abjectes » a déclaré le Colonel Kamasa Ndakize Welcome dans le communiqué.
Le Twirwaneho exige le retrait immédiat des forces burundaises du territoire congolais et appelle à une enquête internationale indépendante sur les violations des droits humains commises dans la région.

