Le mouvement « Sauvons la RDC », de l’ancien président Joseph Kabila, a critiqué l’accord conclu entre Kinshasa et Washington sur l’accueil temporaire en République démocratique du Congo de migrants refoulés des États-Unis.
Dans leur communiqué final publié à l’issue du conclave du 6 au 8 avril, les membres fondateurs dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative de transformer la République démocratique du Congo en « dépotoir humain ».
Signé par Me Moïse Nyarugabo, coordonnateur du secrétariat technique, le document fustige également l’opacité entourant plusieurs accords conclus entre Kinshasa et Washington, notamment dans les domaines sanitaire et migratoire.
« Les membres fondateurs notent avec préoccupation l’opacité qui, comme dans le cas du deal minier, entoure les autres accords conclus entre le régime de Kinshasa et le gouvernement des États-Unis », souligne le communiqué.
Le mouvement accuse le pouvoir en place de brader les intérêts nationaux pour garantir sa survie politique, rappelant que les ressources et le territoire congolais constituent un patrimoine collectif.
« La RDC et ses ressources ne sont pas son bien privé dont il peut disposer à sa guise, mais bien un patrimoine commun appartenant à tous les Congolais », insiste le document.
Dans une formule particulièrement critique, les signataires estiment que le pays ne peut devenir une zone de relégation pour des migrants rejetés ailleurs.
« La RDC est encore moins un dépotoir humain où les autres viendraient décharger tous ceux qu’ils n’ont pas envie de garder chez eux », martèle le mouvement.
Selon le gouvernement, l’accord prévoit l’accueil temporaire, dès avril 2026, de ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis, sous encadrement administratif, sécuritaire et humanitaire strict. Washington prendrait en charge la logistique et les coûts du dispositif.

