Au moins 50 familles, victimes de violations des droits humains en République démocratique du Congo, ont saisi la justice canadienne contre Lisette Kabanga et Jean-Claude Bukasa, deux citoyens canadiens responsables du Conseil National de Cyberdéfense en RDC.
Les activistes Victor Tesongo et Palmer Kabeya se joignent également à ces familles dans la plainte. Les familles accusent ces deux figures du régime de Tshisekedi de violations présumées de la loi canadienne et de violations graves des droits humains.
« Nous, Urgence DRC et les 33 organisations non gouvernementales ci-après désignées, soumettons par la présente une plainte officielle concernant des agissements présumés répréhensibles constitutifs de violations du droit canadien et du droit international, imputés à : Madame Lisette Kabanga, Monsieur Jean-Claude Bukasa. Ces deux personnes sont respectivement identifiées comme responsables d’un service de sécurité dénommé « Conseil national de cyberdéfense », impliqué, selon les éléments dont nous disposons, dans des actes dirigés contre des opposants politiques, des journalistes, des activistes et autres défenseurs des droits humains, en violation directe de la loi canadienne et des obligations internationales ratifiées par le Canada » peut-on lire dans leurs plaintes.
Ces organisations indiquent que plusieurs individus identifiés comme opposants politiques et journalistes ont été menacés, harcelés, intimidés ou soumis à des actes de violence (physiques ou intimidation virtuelle) par l’organisation « Conseil national de cyberdéfense », présidée ou influencée par les personnes visées par cette plainte.
Les organisations plaignantes demandent respectueusement au Service des poursuites pénales du Canada d’ouvrir une enquête indépendante et impartiale sur les allégations contre Mme Lisette Kabanga et M. Jean-Claude Bukasa, mais aussi d’évaluer si les faits et preuves fournis constituent des infractions criminelles au regard du droit canadien, notamment en vertu du Code criminel et des conventions internationales.
En outre, ces organisations et familles plaident pour des poursuites appropriées, y compris, si applicable, des mesures en vertu de la coopération internationale (extradition, assistance juridique) ou des mécanismes prévus par la Loi sur l’extradition et l’entraide juridique.

