Plus de 800 notables venus de plusieurs territoires du Nord-Kivu, notamment Lubero, Walikale, Rutshuru et Nyiragongo, ont pris part à une rencontre avec les leaders de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23).
La rencontre s’est tenue au musée de la ville de Goma, chef-lieu de la province.
Cette rencontre visait principalement à échanger sur la situation sécuritaire dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23.
S’exprimant devant les participants, le coordonnateur politique de l’AFC est revenu sur le contexte sécuritaire passé, évoquant des périodes marquées par l’insécurité, les massacres et les tueries, qu’il attribue au régime de Kinshasa.
Selon lui, cette période « appartient désormais à l’histoire », affirmant que la situation a évolué dans les zones actuellement contrôlées par le mouvement.

« Grâce aux efforts conjugués de l’armée et de la police révolutionnaire congolaise », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur politique de l’AFC a également lancé un appel aux notables vivant à l’étranger, les invitant à regagner leurs territoires et villes d’origine.
« Nous avons la paix, mais la paix a un prix », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité de l’engagement collectif pour bâtir une nation « digne ».
Selon lui, l’année 2026 sera décisive, annonçant une victoire du mouvement et insistant sur le fait que l’AFC/M23 « avance et ne reculera point ».
De son côté, le général-major Sultani Makenga, présent à cette rencontre, a réaffirmé la détermination du mouvement à poursuivre son combat.
Sarah Salibaya

