Le mouvement politico militaire de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) a accusé ce jeudi 07 août les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés de violations multiples du cessez-le-feu dans l’Est du pays. Selon l’AFCM23, ces actes compromettent le processus de paix en cours à Doha.
Lors d’une conférence de presse animée ce jeudi 7 août, le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, Bertrand Bisimwa, a dénoncé une série d’attaques menées ces trois derniers jours contre les positions de son mouvement et contre des zones civiles, notamment dans les territoires d’Uvira et de Fizi, dans le Sud-Kivu.
« Nous sommes au regret de devoir porter à votre connaissance les violations massives et répétées du cessez-le-feu par le régime de Kinshasa », a-t-il déclaré.
Il accuse les FARDC, les milices Wazalendo, les rebelles hutus rwandais des FDLR et des troupes de l’armée burundaise d’avoir attaqué plusieurs localités stratégiques.
« Le mardi 5 août, les villages de Rugezi et d’Irumba auraient été visés ; Le mercredi 6 août, des attaques auraient ciblé Bilalombili et Mukenke, coordonnées depuis un poste connu sous le nom de « Point Zéro » ; Le même jour, d’autres offensives auraient touché les villages de Marunde, Luhemba et Mikenke » a-t-il dit.

Bertrand Bisimwa a averti que son mouvement n’accepterait plus longtemps ce qu’il qualifie de provocations.
« L’AFC/M23 dénonce avec la dernière énergie ces provocations meurtrières qui violent le cessez-le-feu ainsi que l’esprit et la lettre de la Déclaration de Principes signée à Doha le 19 juillet 2025 », a-t-il martelé,
L’AFC-M23 qui menace de riposter aux attaques de l’armée et ses alliés
« Si rien n’est fait, chaque attaque sera suivie d’une réaction appropriée et susceptible de neutraliser définitivement la menace en vue de protéger la population civile. »
Concernant les discussions en cours à Doha, Bisimwa a affirmé que son mouvement n’y participe pas.
« Nous ne sommes pas à Doha parce qu’aucune invitation ne nous a été adressée », a-t-il assuré, semblant ainsi douter de la volonté réelle du gouvernement congolais de relancer un dialogue inclusif.

