Le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO, James Swan, a effectué sa première visite de terrain en province de l’Ituri depuis sa prise de fonction le 7 avril dernier.
En séjour à Bunia, il s’est exprimé devant la presse après un échange avec le gouverneur militaire de la province et le comité provincial de sécurité. Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire, la protection des civils ainsi que le renforcement de la collaboration entre la MONUSCO et les forces de défense et de sécurité congolaises.
Le chef de la mission onusienne en RDC a souligné que l’Ituri reste une zone prioritaire en raison de la persistance des violences armées.
Il a évoqué les exactions attribuées à des groupes armés tels que la Convention pour la Révolution Populaire et la Coopérative pour le Développement du Congo, responsables de déplacements massifs de populations et de tensions intercommunautaires.
« La MONUSCO assure la protection physique directe de centaines de milliers de déplacés en collaboration avec les forces nationales, les leaders communautaires et les acteurs humanitaires », a-t-il déclaré. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’autorité de l’État, de lutter contre l’impunité et de consolider les mécanismes de dialogue local pour parvenir à une stabilisation durable.
Au cours de son séjour, James Swan prévoit de poursuivre ses consultations avec plusieurs acteurs locaux, notamment les membres de l’Assemblée provinciale, les jeunes, les femmes ainsi que les communautés déplacées, afin d’adapter l’appui des Nations unies aux réalités du terrain.
La menace persistante des ADF figure également parmi les priorités abordées.
De son côté, le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Jonhy Luboya Kashama, a salué la collaboration entre les Forces armées de la RDC et la MONUSCO.
Il a dénoncé les perceptions négatives de la mission dans certaines zones, les qualifiant de manipulation.
« La MONUSCO est là pour protéger la population. Nous devons travailler ensemble avec nos partenaires pour atteindre cet objectif », a-t-il affirmé, rassurant que cette coopération se poursuivra dans le respect du mandat des Nations unies et que la MONUSCO va regagner Mambasa pour protéger les civils.
Cette visite marque le début d’une série de consultations du nouveau chef de la MONUSCO avec les autorités et les communautés locales, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant en Ituri.

