Pascaline Kahindo, une jeune entrepreneure dynamique, s’est lancée dans la fabrication locale de biboulés (mélange de restes de braises, de cendres et d’eau) qui offrent une alternative aux braises pour une cuisson moins coûteuse et rapide dans la ville touristique de Goma, assurant ainsi son indépendance financière.
Kivumorningpost a rencontré cette jeune femme qui s’adonne à la production de ces boulets de braises depuis six mois.
Originaire du Grand Nord, cette initiative est aujourd’hui répandue dans plusieurs villes et villages de la province du Nord-Kivu.
« Je n’ai pas appris à fabriquer ces biboulés, c’était simplement l’intelligence de mes yeux en observant », précise-t-elle.
Pascaline Kahindo a voulu aider la population de Goma face à la hausse du prix des braises due à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République Démocratique du Congo.
« Je voulais être indépendante financièrement. Nous avons commencé à fabriquer ces biboulés depuis que la guerre a entraîné la fermeture de toutes les routes. Avec notre production locale, tout le monde peut facilement s’en procurer, car trois boules coûtent seulement 100 francs congolais », explique-t-elle.
Pascaline Kahindo, une jeune entrepreneure dynamique, s’est lancée dans la fabrication locale de biboulés
Elle indique que, malgré les bénéfices, ce travail demande beaucoup d’efforts. « Il y a des bénéfices, mais c’est un travail très épuisant et qui prend beaucoup de temps. »
Pascaline lance un appel à tous les jeunes de Goma pour les encourager à entreprendre et à bâtir un avenir prospère.
« Je conseille aux jeunes comme moi de se lancer dans l’entrepreneuriat au lieu de rester les bras croisés. Ne dépendons pas uniquement des emplois de bureau. J’invite aussi la population de Goma à acheter ces biboulés, car ils sont plus économiques. »
Il convient de noter que depuis la détérioration de la sécurité au Nord-Kivu, le prix des braises a augmenté. Les routes d’accès aux zones agricoles qui approvisionnent Goma sont fermées, obligeant les commerçants à passer par voie lacustre, malgré les risques élevés de noyade avec leurs marchandises.
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