Deux civils ont été tués par des bandits armés non identifiés aux environs de 20 heures (heure locale) le lundi 7 octobre 2024.
Le drame a eu lieu dans le village Ngangi 1, près d’un endroit communément appelé Buhene, dans le groupement de Munigi, territoire de Nyiragongo.
Selon le conseil local de la jeunesse, les bandits ont fait irruption dans une maison où ils ont tiré sur deux civils. L’un des hommes tués tentait de porter secours. Fait troublant, ces deux civils ont été tués au même endroit où un autre jeune homme avait été abattu dans la soirée de dimanche, dans le village Ngangi 1, non loin de Don Bosco.
« Nous dénonçons et décrions la recrudescence de l’insécurité persistante dans le territoire de Nyiragongo. La nuit de lundi n’a pas été paisible. C’était vers 20h passées de quelques minutes que des inciviques non identifiés ont fait irruption dans une maison appelée Buhene, près de l’Antenne. Ils ont tiré à bout portant sur deux personnes, dont un homme surnommé Shaba 2 et un jeune d’une vingtaine d’années qui tentait de porter secours. Tous deux sont morts sur place », a expliqué Jackson Kitambala, président du conseil local de la jeunesse du groupement de Munigi.

Il précise que Shaba 2 laisse derrière lui quatre orphelins. Les corps des victimes ont été conduits à la morgue de l’hôpital UCNDK en attendant les funérailles.
Il appelle à la levée de l’état de siège et à une plus grande implication des autorités dans la gestion de la sécurité dans cette partie de la province.
« Nous demandons l’organisation de bouclages généralisés, la tenue de patrouilles, l’identification des armes et munitions, et l’éloignement des militaires et des Wazalendo de la population civile. Il faut également mettre fin à la libre circulation des armes à feu. Nous appelons les élus nationaux du territoire de Nyiragongo à nous aider à lever cet état de siège », a-t-il ajouté.
Signalons que cette recrudescence de l’insécurité a provoqué une vive tension dans la zone, poussant plusieurs jeunes à ériger des barricades sur l’axe Majengo-Munigi. Les forces de l’ordre déployées sur place ont tenté de disperser les manifestants à coups de gaz lacrymogènes et de tirs de sommation.






