Depuis mars, les déplacés de guerre au camp de Kanyaruchinya n’ont reçu aucune assistance alimentaire, aggravant leur situation déjà précaire. Theo Musekura, président du camp, exprime son inquiétude concernant l’assistance récemment fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM), soulignant que bien que la nourriture soit un soulagement, elle présente un risque de maladie pour les bénéficiaires.
Musekura déclare : “Depuis mars, les déplacés de guerre au camp de Kanyaruchinya n’ont rien reçu comme assistance alimentaire. Aujourd’hui, le PAM vient de fournir de la nourriture, mais cette dernière est à l’origine de maladies. Oui, c’est de l’aide, mais nous demandons que cette nourriture soit diagnostiquée pour éviter que nous fuyions la guerre pour venir mourir d’une intoxication alimentaire.”
Le Programme alimentaire mondial, par le biais de son chargé de communication au Nord-Kivu, rejette catégoriquement ces accusations. Claude Kalinga affirme qu’avant toute distribution d’aide alimentaire, les produits sont analysés par l’Office congolais de contrôle.

“C’est une accusation infondée. Le PAM ne distribuerait pas de la nourriture avariée à ses bénéficiaires. Avant toute distribution, nous nous assurons de la qualité en interne. Je pense que ces allégations de maladies doivent être vérifiées pour comprendre leur ampleur et qui a effectué la vérification.”
Au sein du PAM, nous faisons tout notre possible pour fournir une nourriture saine à nos bénéficiaires. Concernant la présence d’insectes dans la farine, le blé ou les haricots, nous entretenons nos entrepôts pour éliminer ces parasites. Grâce à la fumigation, nous luttons contre ces problèmes. Nous prenons également en compte la date de péremption sur chaque sac distribué. La présence d’insectes ne signifie pas que la nourriture est avariée”, révèle Claude Kalinga.
Pour l’instant, les autorités locales ont été alertées de la situation critique à Kanyaruchinya et sont appelées à agir rapidement pour garantir la sécurité alimentaire des déplacés. Une évaluation approfondie de la qualité et de la sécurité des aliments fournis est nécessaire pour prévenir les risques de maladies et assurer que l’aide apportée soit véritablement bénéfique pour ceux qui en ont désespérément besoin.











