À Sake, dans le territoire de Masisi, les habitants vivent dans une constante terreur depuis le début de la guerre. Les souvenirs d’une bombe tombée dans leur site, tuant un voisin, hantent leur mémoire. Dans ce contexte de violence, la fuite n’est pas envisageable, car même ceux qui vivent dans les camps n’ont rien à manger. Certains affirment préférer mourir des balles que de la faim.
« Depuis que la guerre a commencé, nous vivons dans la peur constante. Nous gardons en mémoire la bombe tombée dans notre site de Sake et qui a tué notre voisin. Nous ne pouvons pas fuir, car même ceux qui vivent dans les camps n’ont rien à manger. Nous préférons mourir de balles que de mourir de faim », affirme Mapenzi Mubawa, habitante de la cité de Sake.
La société civile locale alerte sur la crise humanitaire qui sévit à Sake. La famine frappe durement la population, principalement constituée d’agriculteurs qui ne peuvent plus travailler dans leurs champs en raison de la guerre, notamment celle impliquant le M23. Cette situation s’aggrave avec l’augmentation du nombre d’habitants et des déplacés de guerre. Les prix des denrées alimentaires ont atteint des niveaux insoutenables, rendant la vie quotidienne de la population extrêmement difficile.

« La famine est ressentie par la population de Sake. Une majeure partie de la population vit de travaux champêtres, mais les gens ne vont plus dans les champs à cause de la guerre du M23, et c’est vraiment un problème. Au-delà du nombre croissant des habitants, les déplacés de guerre se sont multipliés. Le prix de la nourriture a augmenté, et la vie est intenable », indique Léopold Mwisha, président de la société civile dans le groupement Kamuronza.
L’histoire poignante de ces habitants de Sake met en lumière les conséquences dévastatrices de la guerre sur la vie quotidienne et la sécurité alimentaire de la population locale. La communauté internationale est interpellée à agir d’urgence pour soulager les souffrances de ces personnes prises en étau entre la guerre et la famine.
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