Des multiples réactions surgissent au lendemain de l’adresse du chef de l’État congolais sur l’avenir de l’État de Siège dans les deux provinces de la RDC, le Nord-Kivu et l’Ituri.
Espoir NGALUKIYE membre de l’ensemble pour la République parle d’une violation de la constitution face à un régime qui a montré ses limites.
« Cet allègement de l’État de siège dans la province du Nord-Kivu et de l’Ituri annoncé par le chef de l’État est une moquerie. D’abord, cet allègement est illégal. Aucun article de la constitution, aucune loi n’en parle. Le gouvernement et le chef de l’État doivent arrêter de violer intempestivement la constitution en mettant en avant les émotions et les humeurs. L’Etat de siège est une escroquerie politique déjà rejeté par les populations concernées » a dit Espoir NGALUKIYE de l’Ensemble pour la République.
Une autre lecture est faite par un élu provincial du territoire de Masisi. Alexis Bahunga dit atteindre voir l’ordonnance matérialisant la parole du chef de l’État. Cet élu provincial estime que cette nouvelle mesure ne rencontre pas l’assentiment du peuple congolais qui a à travers la table demandée qu’elle soit levée cette mesure.

« Ce qu’a dit le chef de l’État c’est encore un discours. J’attends voir l’ordonnance sanctionnant administrativement son discours. Je note que si le chef de l’État pouvait lever l’État de siège il aurait répondu aux attentes de la population parce qu’à la table ronde la majorité a opté pour la levée pure et simple de cette mesure qui n’a pas été une solution pour le Nord-Kivu. Je note dans son discours qu’il n’a pas été clair et il prétend requalifier l’État de siège quand il dit une levée progressive ce que c’est une décision inconstitutionnelle. Les textes sont clairs à ce sujet : soit on est sous État exceptionnel ou soit dans un état normal dirigé par les civiles. Lever cette mesure est hybride et n’a pas de source constitutionnelle » a réagi, Alexis Bahunga, député provincial du Nord Kivu.
C’est depuis la nuit de jeudi que Félix Antoine TSHISEKEDI a déclaré sur la chaîne nationale avoir mis en place un dispositif transitoire et graduel avant la fin de cette mesure visant à restaurer la peine dans l’Est de la RDC.
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