La carence des pommes de terre dans le centre de Ngungu est à la base de la malnutrition des enfants et les conflits dans plusieurs foyers. C’est ce qu’ont fait savoir certaines femmes de cette partie de la chefferie de Bahunde.
D’après ces dernières, cette pénurie est justifiée par le fait que plusieurs habitants qui avaient fui leurs milieux ne sont pas encore retournés et d’autres hésitent à cultiver par crainte de la reprise des combats.
Elles précisent que la pomme de terre étant un aliment de base, des conflits entre couples ne cessent d’être signalés, mais également la malnutrition des enfants dont l’âge varie entre 5 et 10 ans. Elles plaident pour une assistance en alimentation pour sauver des vies.
« Les pommes des terres sont devenues très rares, notre aliment de base ce sont les pommes des terres, depuis le déplacement de la population les champs ne sont pas exploités, les habitants qui sont présents ici hésitent à cultiver, craignant la reprise des combats entre belligérants. Les couples sont aussi séparés à cause de la faim, même les enfants souffrent de la malnutrition » a témoigné, une cultivatrice.

Elles font également savoir que la présence d’autres déplacés présents dans les camps et dans des familles d’accueil à Ngungu est une autre raison de la vie difficile.
« Les déplacés aussi qui sont venus d’autres coins du territoire et qui ne cultivent pas mais attendent recevoir à manger auprès de la population locale, nous demanderions aux autorités de chercher une solution en les amenant chez eux pour qu’ils aillent cultiver aussi » a plaidé Mukeshimana, une femme au foyer.
Rappelons que depuis le mois de février dernier, plusieurs agglomérations du territoire de Masisi se sont vidées de leurs habitants à cause de l’insécurité.
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