Moïse Nyarugabo, cadre du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement présidé par Joseph Kabila, a affirmé jeudi 15 octobre 2026 comprendre les déclarations de désolidarisation de certains partis et plateformes politiques proches de l’ancien chef de l’État, qu’il attribue à la peur des représailles du pouvoir de Félix Tshisekedi.
Dans son tweet, à la suite de l’annonce de la création du FRN, Moïse Nyarugabo a souligné que le nouveau mouvement n’avait engagé aucun parti politique ni aucune plateforme dans sa création, affirmant que celle-ci relevait de personnalités clairement identifiées.
« Nous respectons les positions prises par les auteurs de ces déclarations, même si le FRN ne les a, en aucune manière, engagés. Il a été créé par des personnalités clairement identifiées. Aucun parti politique, aucune plateforme ni association n’a été mentionné », a-t-il écrit.
Le membre du FRN estime toutefois que les prises de distance de certains acteurs politiques s’expliquent par la crainte de mesures de répression.
Il accuse le régime du président Félix Tshisekedi de faire peser une menace sur les opposants et leurs proches, évoquant des arrestations arbitraires, des actes de torture et des détentions sans procès.
« Nous comprenons cependant ce qui les motive. Les gens ont peur. Ils ont peur que le régime de Félix Tshisekedi ne vienne les enlever en pleine nuit, les arrêter arbitrairement, les torturer, rafler les membres de leurs familles et les détenir, sans procès, dans des geôles clandestines », a déclaré Moïse Nyarugabo.
Il décrit cette peur comme une réalité qui, selon lui, s’étend à Kinshasa et aux territoires sous le contrôle du pouvoir central. Il qualifie cette situation de « tyrannie », accusant les autorités de promouvoir l’intolérance politique et la pensée unique.
Moïse Nyarugabo affirme également que des personnalités de l’Union sacrée, la coalition politique soutenant Félix Tshisekedi, subiraient des pressions pour afficher publiquement leur position. Il évoque des appels, des menaces et des injonctions à s’exprimer sous peine de représailles.
« Les personnalités de l’Union sacrée ne sont pas logées à meilleure enseigne. Elles sont appelées, harcelées, menacées et sommées de s’exprimer, sous peine de représailles », a-t-il écrit.
Le membre du FRN a appelé à la fin de ce qu’il présente comme un climat de peur et de répression politique en République démocratique du Congo (RDC).
« La démonstration est donc faite que quand on parle de tyrannie, d’intolérance, de pensée unique, on n’exagère rien. Mais cela doit s’arrêter. Et ça va s’arrêter ! », a-t-il conclu.







