L’Institut national de santé publique (INSP) apporte des précisions sur la traçabilité des fonds annoncés pour lutter contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Sur les 700 millions de dollars évoqués par Africa CDC, une trentaine de partenaires ont déclaré entre 250 et 300 millions de dollars d’engagements, selon les données présentées par l’institution.
L’INSP indique que les partenaires doivent préciser les montants reçus, les dépenses effectuées et les fonds encore disponibles afin de garantir la transparence dans la gestion des ressources destinées à la riposte.
« Pour les 700 millions annoncés, nous, nous attendons que les partenaires de la riposte nous disent effectivement combien ils ont reçu, combien ils ont déployé sur le terrain », explique le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, directeur général de l’Institut national de santé publique en RDC.
Selon les chiffres communiqués, un peu plus de 200 millions de dollars ont été déclarés comme engagés et un montant similaire, légèrement supérieur à 200 millions, aurait déjà été dépensé. Les fonds encore disponibles seraient estimés à environ 100 millions de dollars.
L’institution souligne toutefois que les montants renseignés à ce jour ne couvrent pas la totalité des 700 millions de dollars annoncés. Elle invite donc les partenaires qui ne l’ont pas encore fait à transmettre leurs données financières.
« Pour des raisons de transparence et de redevabilité, les partenaires sont invités à renseigner [leurs données financières]. Ceux qui ne l’ont pas encore fait sont invités à nous les transmettre », précise le docteur.
L’INSP affirme également suivre chaque semaine l’évolution des engagements financiers liés au plan de riposte. L’objectif est de savoir qui a reçu les fonds, combien a été reçu et comment cet argent a été utilisé.
Cette démarche vise à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources mobilisées contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC.







