La société civile de l’Est de la République démocratique du Congo a annoncé, dans une déclaration publiée ce mardi 20 octobre 2026, son soutien au mouvement politico-militaire Front pour la Refondation de la Nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Regroupant des membres des structures citoyennes de l’ancienne province du Katanga, ainsi que des provinces de l’Ituri, du Maniema, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ces structures dressent un tableau sombre de la situation depuis l’avènement du président Félix Tshisekedi à la tête du pays.
Elles affirment que les populations de l’Est vivent dans une précarité sécuritaire permanente et aggravée, confrontées à une succession de drames qui ne leur laisse ni répit ni véritable espoir d’un lendemain meilleur. Elles citent notamment les bombardements par drones, les conditions carcérales et les maladies telles que l’Ebola et le choléra.
« Ceux qui ne sont pas arrêtés comme espions, étrangers ou ennemis sont discriminés par les pouvoirs publics censés les protéger et les défendre. Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? », déplore la société civile dans son communiqué.
« À deux ans du terme du mandat du président Félix Tshisekedi, l’habitude de prédation a pris le dessus. Les scandales se succèdent en Belgique, en Suisse et aux États-Unis. Les accusations de blanchiment d’argent à l’étranger, les détournements de deniers publics, les décaissements de fonds publics pour des projets de corruption et de séduction de grandes puissances, sans oublier le détournement scandaleux des fonds alloués à la riposte contre la maladie à virus Ebola, qui a sacrifié les vies de nos compatriotes de l’Est », ajoutent les structures de la société civile.
« Après consultations, échanges et sondages auprès de nos points focaux de l’espace oriental, des leaders des confessions religieuses, des acteurs sociaux et des organisations citoyennes, sans omettre les structures de femmes ainsi que d’autres couches de la population, la décision prise par l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, de mettre en place une structure politico-militaire est perçue comme une ultime issue parmi celles qui s’offraient à lui, après des années de persécutions politiques : poursuites judiciaires, condamnation à mort, restrictions visant son camp politique et autres mesures injustes à son égard », renchérissent les structures de la société civile de la partie orientale.
Dans cette perspective, la création du Front pour la Refondation de la Nation, dirigé par le président honoraire Joseph Kabila, est considérée par la population de l’Est comme une réponse salvatrice à ses souffrances, précise le communiqué.
« Au regard de son expérience et de sa connaissance de l’appareil de l’État, nous estimons que cela constitue, pour ces populations, un atout majeur dans la recherche d’une issue à cette crise », réitèrent les structures de la société civile.







