La mairie de Lubumbashi dément avoir interdit les discussions politiques aux arrêts de bus. Cette mise au point a été faite par Me Samy Mutebwa, directeur de cabinet de la maire de Lubumbashi, Joyce Tunda Kazadi, à la suite de la circulation sur les réseaux sociaux d’une vidéo évoquant une prétendue mesure restrictive de l’autorité urbaine.
Selon Me Samy Mutebwa, la maire Joyce Tunda Kazadi n’a pris aucune décision interdisant aux chauffeurs ou aux usagers des transports en commun de discuter de politique aux arrêts de bus de la ville.
Le directeur de cabinet dénonce une information qu’il juge mensongère et susceptible de porter atteinte à l’image de l’autorité urbaine.
« Il s’agit des ennemis de la République, qui veulent nuire à l’image de l’autorité urbaine », a-t-il déclaré.
Cette clarification intervient après la diffusion virale d’une vidéo montrant un homme muni d’un mégaphone, qui affirmait s’exprimer au nom de la mairie de Lubumbashi.
Dans cette séquence, il annonçait une prétendue interdiction des discussions politiques aux arrêts de bus et adressait un avertissement aux chauffeurs.
« Votre travail, c’est le volant. Toute personne qui sera surprise en train de parler politique sera sanctionnée », déclarait cet homme dans la vidéo.
Ces propos ont suscité des interrogations sur les réseaux sociaux, notamment au sujet de la liberté d’expression dans le chef-lieu de la province du Haut-Katanga.
À travers ce démenti, la mairie entend ainsi dissiper la confusion autour de cette information et préciser qu’aucune mesure de cette nature n’a été prise par l’autorité urbaine.
Depuis la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une vive tension est observée à Kinshasa et à Lubumbashi. Des unités de mercenaires ont été signalées dans la ville, suscitant plusieurs interrogations au sein de l’opinion.







