L’opposant congolais Franck Diongo a apporté son soutien à l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, après sa désignation à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), une nouvelle structure politico-militaire annoncée le 12 octobre à Goma, dans l’est du pays.
Dans un message de félicitations adressé à Joseph Kabila, Franck Diongo, coordonnateur général du Mouvement de révolution du Congo (MRC), a salué la détermination de l’ancien chef de l’État, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019.
« Ni la condamnation à mort, ni les persécutions, ni l’exil n’ont brisé votre détermination et votre passion pour le Congo ! », écrit-il.
L’opposant a également critiqué le pouvoir du président Félix Tshisekedi, qu’il accuse d’avoir conduit le pays à une situation de crise.
« Face à la faillite du régime Tshisekedi, l’inaction devient une complicité. L’heure est à la défense de la Constitution, conformément à son article 64, et à la refondation nationale ! », affirme-t-il.
Dans son message, Franck Diongo a lancé un appel à la mobilisation, estimant que la situation du pays exige une action politique.
« La bêtise a trop duré ! Le Congo est en péril ! », écrit-il, avant de conclure : « Le Congo doit vivre ! Le Congo doit renaître ! »
Joseph Kabila a été désigné président du FRN dans une déclaration politique rendue publique à Goma le 12 octobre.
Le nouveau mouvement succède à l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23), qui contrôle une grande partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu depuis janvier 2025.
Le FRN affirme vouloir fédérer et coordonner les forces de résistance pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « tyrannie ».
Ses initiateurs invoquent notamment l’article 64 de la Constitution congolaise, qui prévoit le devoir de faire échec à toute prise de pouvoir par la force ou à son exercice en violation de la Constitution.







