Le coordonnateur adjoint de l’Alliance du Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars et président du MRDP Twirwaneho, a accusé le gouvernement de Kinshasa d’escalade militaire dans les hauts plateaux de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.
Le professeur Freddy Kaniki déplore les nouvelles offensives de l’armée congolaise et de ses alliés, lancées sur l’axe de Minembwe, qui privent la population de médicaments et de nourriture.
« Kinshasa privilégie l’escalade au dialogue et la confrontation militaire à la voie politique établie à Doha.
Malgré des avertissements répétés et des engagements clairs dans le cadre du processus de paix, Minembwe est de nouveau encerclée par les forces gouvernementales et leurs alliés, notamment les forces burundaises, des mercenaires et les FDLR », a déploré le professeur Freddy Kaniki.
« La population civile est délibérément privée d’accès aux soins de santé, à l’alimentation, aux médicaments, aux marchés et à la liberté de circulation. Ceci contrevient directement aux engagements pris dans le cadre du processus de Doha visant à garantir un accès humanitaire sûr, durable et sans entrave et à protéger les civils », s’est indigné le coordonnateur adjoint de l’AFC-M23, qui affirme que cette situation est inacceptable.
« C’est le point de non-retour. C’est une ligne rouge. La communauté internationale doit agir avant qu’une catastrophe humanitaire ne se produise. L’AFC reste attachée au processus politique, mais elle ne restera pas les bras croisés face au siège imposé à la population de Minembwe. Toute réponse sera proportionnée et visera à protéger les civils et à empêcher leur subjugation », a conclu le professeur Freddy Kaniki, président de Twirwaneho.
Cette déclaration intervient alors que des combats ont repris dans les hauts plateaux de Minembwe. Selon des sources locales et sécuritaires, l’armée congolaise, appuyée par les milices Wazalendo et l’armée burundaise, a attaqué plusieurs positions des Twirwaneho aux environs de Minembwe. Ces attaques ont fait des victimes et des dégâts matériels, aggravant ainsi la crise humanitaire.







