L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) défend ses opérations de patrouille sur le lac Édouard et appelle les pêcheurs au respect de la réglementation en vigueur.
C’est ce qu’a déclaré Méthode Uhoze, responsable de l’ICCN dans la zone, alors que des pêcheurs de Kasindi Port dénoncent des tracasseries.
Selon lui, certaines parties du lac sont ouvertes à la pêche, tandis que d’autres sont interdites afin de préserver notamment les espaces considérés comme des zones de reproduction ou de maternité des poissons.
« La pêche dans cette zone ne peut pas être exercée sans règle », souligne-t-il. Il précise que les personnes qui enfreignent la réglementation s’exposent à des sanctions conformément à la législation en vigueur.
Méthode Uhoze justifie ainsi les opérations de patrouille et les interpellations des personnes soupçonnées de pratiquer la pêche illégale.
Pour lui, ces mesures ne visent pas à priver les communautés de leurs moyens de subsistance, mais plutôt à préserver les ressources halieutiques dont dépendent justement les pêcheurs.
Il estime qu’une exploitation incontrôlée des ressources du lac pourrait entraîner une diminution progressive des stocks de poissons et, à terme, affecter directement les revenus des communautés qui vivent de la pêche.
Les pêcheurs de Kasindi Port accusent également l’ICCN de collaborer avec les services de sécurité, notamment les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), pour les tracasser dans l’exercice de leurs activités. Ils affirment par ailleurs que certains pêcheurs interpellés seraient conduits à Nyakakoma.
En réponse, Méthode Uhoze appelle à distinguer la collaboration institutionnelle entre les services de l’État d’une quelconque volonté de tracasser la population.
Il rappelle que l’ICCN est un établissement public de l’État congolais chargé notamment de la gestion des aires protégées.
Dans l’exercice de ses missions, l’institution peut donc travailler avec différents services étatiques, notamment les FARDC, la force navale ou encore la police.
Selon lui, cette collaboration répond à des impératifs opérationnels et ne doit pas être interprétée comme une stratégie visant à harceler les pêcheurs.







