Un nouveau groupe armé a annoncé son apparition dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Dans une lettre datée du 5 août 2026 et adressée au gouverneur militaire sous le régime de Kinshasa, le groupe, dénommé Mouvement Actualiser pour la Libération de Beni (M.A.L.I.B.), informe les autorités congolaises de son existence.
Dans leur courrier, les responsables du M.A.L.I.B. justifient la création du mouvement par « les massacres et les insécurités perpétrés dans le territoire de Beni et ses environs ».
Le document, signé par Kambale Kitambla, président du mouvement, et J.K. Drapeau Rouge, coordinateur, porte le cachet officiel du mouvement, qui affirme être établi dans le secteur Ruwenzori, territoire de Beni.
Ils se réclament des « populations victimes » et invoquent l’article 63 de la Constitution congolaise, qui stipule que « tout Congolais a le droit de défendre le pays ». Le mouvement cite notamment les ADF comme une menace.
Son objectif, selon la lettre, est de « restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, à l’appui des Forces armées de la RDC jusqu’au sacrifice suprême ».

La correspondance a été transmise en copie, pour information, à plusieurs autorités civiles, militaires et sécuritaires, notamment au chef de l’ANR du Nord-Kivu, au commandant du secteur opérationnel des FARDC, au coordonnateur de la synergie des VDP/Wazalendo du Grand Nord et à l’administrateur du territoire de Beni. Les autorités de la province du Nord-Kivu contactées n’ont pas souhaité réagir.
Ce nouveau groupe est créé alors que plusieurs autres, aujourd’hui dénommés Wazalendo, sont alliés à l’armée congolaise dans l’est du pays.
Ces groupes armés, composés essentiellement de miliciens dits Wazalendo, sont accusés de plusieurs exactions contre les civils, malgré leurs revendications de soutien au régime actuel.

