La déclaration de la fin de l’épidémie d’Ebola en Ouganda, le 28 juillet, représente un signal encourageant pour les pays de la région.
Toutefois, pour l’Ituri, où la maladie continue de sévir, cette évolution doit surtout servir de référence afin d’améliorer la riposte.
Pour le Dr Jackson Ular Mananu, médecin spécialiste en santé publique et nutrition, la réussite de l’Ouganda montre qu’une réponse efficace repose avant tout sur une surveillance épidémiologique renforcée, permettant de détecter rapidement les cas suspects, de les isoler et de les prendre en charge avant que la maladie ne se propage davantage.
Il estime également que les structures de traitement doivent être davantage renforcées afin d’offrir des soins de qualité et de rassurer la population. Selon lui, une consultation précoce dans un centre de santé augmente considérablement les chances de guérison.
Le spécialiste insiste aussi sur l’importance de restaurer la confiance entre les communautés et les équipes de riposte. À ses yeux, la lutte contre Ebola passe autant par les soins médicaux que par une communication de proximité capable de lutter contre les rumeurs et la désinformation, avec l’implication des leaders locaux, des responsables religieux, des autorités et des médias.
Enfin, il rappelle que la baisse du nombre de cas ne doit pas conduire au relâchement des efforts. La surveillance, le suivi des contacts et les mesures de prévention doivent être maintenus jusqu’à la fin officielle de l’épidémie afin d’éviter toute résurgence.
Pour le Dr Jackson Ular Mananu, l’expérience ougandaise prouve qu’il est possible de venir à bout d’Ebola, à condition de maintenir une mobilisation constante de tous les acteurs impliqués dans la riposte.

