Le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a reçu ce lundi au Palais Ntare Rushatsi une délégation venue de la République démocratique du Congo composée de responsables de partis politiques d’opposition et de représentants des principales confessions religieuses du pays.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consultations consacrées à la crise politique congolaise et aux enjeux de stabilité régionale.
Selon la Présidence de la République du Burundi, les échanges se sont déroulés dans un climat d’ouverture et de confiance. Le chef de l’État burundais a salué la qualité des discussions et mis en avant la nécessité d’un « dialogue constructif » et de l’unité comme leviers essentiels pour répondre aux défis auxquels fait face la RDC.
Au terme de cette première journée de consultations à Bujumbura, le président Ndayishimiye a souligné l’existence d’une volonté commune en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en République démocratique du Congo ainsi que dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Les discussions ont réuni plusieurs composantes de la société congolaise, notamment des leaders religieux du tandem Conférence épiscopale nationale du Congo et Église du Christ au Congo, ainsi que des représentants de l’opposition regroupés notamment au sein de la plateforme C64.
D’après Martin Mukonkole, porte-parole de Jean-Marc Kabund, deux séances de travail ont été organisées : une première avec les confessions religieuses, suivie d’une rencontre avec la composante politique de l’opposition, avant une session plénière réunissant les différents acteurs.
« Il y a eu des échanges et des avis donnés. Pas de déclaration parce que les travaux continuent », a précisé Martin Mukonkole, indiquant qu’une photo de famille avait clôturé cette première phase des consultations.
Parmi les préoccupations exprimées par l’opposition congolaise figure le respect de la Constitution et le refus de toute modification ou révision constitutionnelle dans le contexte actuel, considérée par ses représentants comme une condition importante pour préserver la paix et la cohésion nationale.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de privilégier la concertation et de réunir les différentes forces politiques autour d’une même table.
À travers cette initiative diplomatique, Bujumbura entend favoriser un espace de dialogue entre les acteurs congolais, alors que la RDC traverse une période marquée par des tensions politiques et sécuritaires. La présidence burundaise affirme que la recherche d’un consensus demeure au cœur de cette démarche destinée à renforcer la stabilité dans la région.

