La famille du pasteur Daniel Ngoy Mulunda-Nyanga a appelé à sa libération immédiate dans une lettre adressée au ministre d’État, ministre de la Justice, à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), à l’Église du Christ au Congo (ECC), à la MONUSCO, ainsi qu’à plusieurs chancelleries occidentales. Elle affirme que le pasteur est détenu depuis dix-huit mois sans cadre judiciaire.
Dans ce courrier daté du 30 juin, les proches de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et président de la Nouvelle Église méthodiste au Congo indiquent qu’il est privé de liberté depuis le 18 décembre 2024, après avoir été transféré de Lusaka à Kinshasa « à l’issue d’une opération menée par des éléments de la Maison militaire de la RDC ». Il serait depuis lors détenu dans les installations de la DEMIAP.
La famille dénonce une détention « sans cadre judiciaire connu », ainsi que l’absence de notification officielle des charges, l’impossibilité d’accéder à un avocat ou à un médecin, et la dégradation de son état de santé.
Dans sa correspondance, elle demande aux autorités congolaises de le présenter immédiatement devant son juge naturel ou, à défaut, de procéder à sa libération.
Daniel Ngoy Mulunda-Nyanga, ancien président de la CENI, avait été condamné en 2021 par le tribunal de grande instance de Lubumbashi à trois ans de prison ferme pour « incitation à la haine tribale, propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».
Depuis le début du second mandat de Félix Tshisekedi, plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile ont été incarcérés. Plusieurs dénoncent des violations des procédures judiciaires dans le traitement de leurs dossiers.
Les opposants au pouvoir figurent parmi les principaux concernés. Le PPRD, qui a récemment annoncé son retour sur la scène politique, a également exigé la libération immédiate et sans condition de ses membres détenus, dont Emmanuel Shadary et Aubin Minaku.

