Les autorités de la province de l’Ituri ont annoncé un durcissement des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola, alors que la province est confrontée à la 17ᵉ épidémie de cette maladie en République démocratique du Congo.
Dans un arrêté signé le 29 juin 2026, le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba Batoka, a instauré une série de mesures destinées à limiter la propagation du virus et à renforcer la surveillance sanitaire dans les zones affectées.
Parmi les principales dispositions figure l’interdiction de manipuler ou d’inhumer tout corps sans vie avant l’intervention des équipes de riposte. Les autorités rappellent que toute personne décédée doit être prise en charge conformément aux protocoles sanitaires afin d’éviter tout risque de contamination.
L’arrêté prévoit également la fermeture des piscines publiques sur l’ensemble de la province, la limitation du transport à un seul passager par moto-taxi, ainsi que le plafonnement des rassemblements à cinquante personnes dans les espaces fermés, y compris lors des cultes religieux.
Les autorités provinciales renforcent par ailleurs les sanctions contre le transport non autorisé des dépouilles.
Tout véhicule non médical utilisé pour transporter un corps sera saisi d’office. Des amendes ont été fixées selon la catégorie du véhicule, allant de 1,7 million de francs congolais pour les motos à 4,6 millions de francs congolais pour les camions.
Le gouverneur militaire a également placé la commune rurale de Mongbwalu et le centre de Nia-Nia sous haute surveillance. Ces deux localités ont récemment été intégrées à la cartographie des zones touchées par l’épidémie.
À travers ces nouvelles dispositions, les autorités provinciales entendent renforcer la riposte sanitaire, prévenir de nouvelles chaînes de transmission et contenir la progression de l’épidémie dans une province déjà fortement affectée par les conflits armés et les déplacements de populations.

