Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC)) a annoncé la suspension de toute intervention médiatique du pasteur Jules Mulindwa pour une durée de 30 jours.
Selon les éléments communiqués par le régulateur, la mesure fait suite à des propos qualifiés d’injurieux, discriminatoires et contraires aux bonnes mœurs.
Le CSAC reproche également au prédicateur controversé d’avoir ignoré une convocation officielle, un manquement qui aurait pesé dans la décision finale.
La suspension est immédiate et s’applique à l’ensemble des médias opérant sur le territoire national.
La décision du CSAC ne se limite pas à l’interdiction pour le pasteur de prendre la parole dans les médias. Elle impose également une obligation de conformité aux organes de presse : aucune chaîne de télévision, radio ou plateforme médiatique ne pourra diffuser ses programmes ni l’inviter durant la période de sanction.
Les médias qui ne respecteraient pas cette mesure s’exposent à des sanctions disciplinaires de la part de l’autorité de régulation.
Jules Mulindwa est un leader religieux et pasteur influent en République démocratique du Congo (RDC). Figure très médiatisée et parfois controversée, il dirige l’église « Cité de Refuge ». Il s’est autoproclamé « prophète » et docteur.Jules Mulindwa affiche régulièrement son allégeance aux autorités nationales et à la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi.
Lors d’un rassemblement à Matadi en juin 2026, il a publiquement réaffirmé son soutien au projet de changement de la Constitution congolaise et s’est opposé aux appels de l’opposition aux journées « ville morte ».
En mai 2025, le tribunal de paix de Makiso à Kisangani l’a condamné à une peine de 12 mois de prison pour imputation dommageable (diffamation).
En 2018, il avait également fait l’objet d’une détention temporaire à la prison centrale de Munzenze à Goma à la suite d’accusations de détournement de fonds et d’une plainte liée à l’enlèvement de deux artistes locaux.

