La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a accusé samedi 23 mai 2026 les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés d’avoir mené des attaques contre ses positions dans les localités de Nyamamba 2 et Nyamamba 3, dans les zones de Dhego et Bule, en Ituri, selon un communiqué publié vendredi.
Dans ce communiqué, le mouvement affirme que ces attaques, survenues les 21 et 22 mai 2026, ont « mis en rude épreuve » le cessez-le-feu unilatéral qu’il avait déclaré le 14 mai dernier.
La CRP indique que ses forces ont agi « en légitime défense » et affirme avoir réussi à repousser les assauts, tout en causant « une forte désolation dans le camp de l’ennemi ».
Le groupe armé réaffirme toutefois son engagement à éviter une escalade militaire et insiste sur sa volonté de poursuivre le processus politique en cours.
« La C.R.P. s’abstient de prendre une allure belliqueuse en ce moment où elle s’est résolument engagée à un pré-dialogue avec le régime de Kinshasa, sous la bienveillante facilitation ougandaise, sur le chemin d’une paix durable », souligne la CRP dans son communiqué.
La CRP réitère par ailleurs son attachement à son cessez-le-feu unilatéral, tout en appelant les autorités congolaises à donner des instructions de retenue à leurs forces.
« La C.R.P. réaffirme, avec force, son attachement à son cessez-le-feu unilatéral et invite le régime de Kinshasa à instruire ses forces armées à la retenue », ajoute le communiqué.
Le mouvement prévient néanmoins qu’il se réserve le droit de répondre à toute nouvelle attaque.
« La C.R.P. prévient, néanmoins, que ses forces n’hésiteront pas un seul instant à réserver une réaction cinglante à toute provocation armée », conclut-il.
Les autorités congolaises n’avaient pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.
Le 14 mai 2026, la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a annoncé avoir décrété un cessez-le-feu unilatéral. Dans son communiqué, le mouvement armé justifie cette décision par sa volonté de favoriser une issue pacifique au conflit et de créer les conditions d’un dialogue avec les autorités congolaises. La CRP affirme ainsi vouloir « donner une chance à la résolution pacifique », en appelant à une désescalade des hostilités et à l’ouverture d’un cadre politique de discussions.

