Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola, Ebola virus disease en Afrique centrale et orientale, les États-Unis ont annoncé une série de mesures d’urgence combinant restrictions migratoires, mobilisation diplomatique et soutien humanitaire aux pays touchés, notamment la République démocratique du Congo et l’Ouganda, ainsi que le Soudan du Sud.
Dans une note médiatique publiée le 18 mai 2026, le United States Department of State indique avoir activé, dès le 15 mai, une cellule de coordination interagence à Washington, moins de 24 heures après la confirmation de nouveaux cas d’Ebola.
Cette cellule regroupe plusieurs agences fédérales et travaille en lien direct avec les ambassades américaines dans la région, notamment en RDC, en Ouganda, au Rwanda et au Soudan du Sud, afin d’assurer un suivi sanitaire quotidien.
Les autorités américaines affirment que leur priorité immédiate reste la protection des citoyens américains. Dans ce cadre, les avis de voyage ont été mis à jour et un dispositif exceptionnel a été mis en place en coordination avec les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
Les États-Unis ont également adopté une mesure relevant du titre 42, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants étrangers ayant séjourné dans les zones affectées (RDC, Ouganda et Soudan du Sud) au cours des 21 derniers jours.
Washington précise également travailler avec le Département de la Sécurité intérieure et les forces armées américaines afin de préparer d’éventuelles opérations de rapatriement de citoyens américains exposés.
Sur le plan humanitaire, le Département d’État annonce le déblocage immédiat de 13 millions de dollars pour soutenir la réponse d’urgence dans les pays concernés. Ces fonds seront orientés vers la surveillance épidémiologique, le renforcement des laboratoires la communication des risques les enterrements sécurisés et la prise en charge des patients.
En parallèle, une partie des financements humanitaires gérés avec le soutien de l’United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) sera réorientée, notamment dans le cadre d’une enveloppe globale estimée à 250 millions de dollars pour la RDC et l’Ouganda.
Washington affirme également travailler en étroite collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, dont l’Union européenne et le Royaume-Uni, afin de coordonner une réponse globale et rapide face à la menace épidémique.
Les autorités américaines soulignent la nécessité d’une mobilisation mondiale pour éviter une propagation plus large du virus.
Selon les dernières données communiquées par les autorités sanitaires congolaises, la situation reste préoccupante :
131 décès enregistrés en RDC
513 cas suspects
Un cas confirmé en Ouganda
Alors que la région fait face à une nouvelle flambée d’Ebola, les États-Unis réaffirment leur volonté de jouer un rôle central dans la réponse internationale.
Keren BAUMA

