La population des hauts plateaux de Minembwe s’est réveillée sous de violents bombardements à l’arme lourde et légère ce jeudi 14 mai 2026.
Les forces armées congolaises, alliées aux milices wazalendo et aux Forces de défense nationale du Burundi (FDNB), ont lancé des attaques simultanées dans les localités de Kakenge, Kalonge, Bidegu, Kalingi en territoire de Fizi, et Mikenge dans le territoire voisin de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu.
Ces offensives de grande ampleur ont visé ces agglomérations habitées par des civils majoritairement de la communauté banyamulenge, sous contrôle des combattants du Twirwaneho alliés à l’AFC/M23.
Ces derniers auraient réussi à stopper l’offensive sur ces axes.
Des combats font rage et persistent dans le village de Bidegu, où des détonations d’artillerie des deux côtés sèment la panique au sein des villages environnants, abritant des déplacés internes venus d’autres coins de Minembwe.
D’après nos sources, ces hostilités ont de nouveau empêché les déplacés d’accéder à leurs champs pour leur survie. Les éleveurs sont également contraints dans leurs zones de pâturage.
Cette reprise des combats inquiète les populations civiles, qui risquent de voir leur situation s’aggraver, car elles sont confinées à Minembwe et manquent de moyens pour se ravitailler au marché des hauts d’Uvira, situé à plus de 200 km à pied.
Ces attaques surviennent alors que les deux parties étaient censées respecter le cessez-le-feu dans le cadre des négociations à Doha.
Une brève trêve avait permis à l’organisation humanitaire CICR d’apporter une assistance médicale à Minembwe après plusieurs mois de blocus dans la région, où l’armée congolaise, appuyée par les miliciens wazalendo et des militaires burundais, aurait imposé un blocus humanitaire contre cette zone sous contrôle du Twirwaneho.
L’AFC/M23 et le Twirwaneho ont condamné ces attaques, indiquant prendre des dispositions nécessaires pour protéger la population.

