La tension monte chez les enseignants du Nord-Kivu. Dans les territoires de Masisi, Nyiragongo, Rutshuru et Walikale, ils dénoncent des retenues à la source au nom d’une mutuelle de santé.
L’alerte a été donnée par Steven TABARO, représentant provincial du Syndicat des Agents et Enseignants du Congo (SYADEC/Nord-Kivu) ce lundi 11 mai 2026.
Ces derniers affirment qu’ils ne bénéficient pas de cette mutuelle qui retient 5000 FC sur leurs salaires.
« On coupe notre argent, mais on meurt sans soins. Chaque mois, des montants sont prélevés sur les salaires des enseignants : 5000 FC pour alimenter la mutuelle de santé. Problème sur le terrain, les enseignants tombent malades et paient eux-mêmes les soins », déplore Steven TABARO.
« Depuis plus d’un an, on nous retient de l’argent pour la mutuelle. Malgré le prélèvement effectué sur chaque rémunération, aucune prise en charge n’est visible dans les centres de santé dans ces territoires », ajoute-t-il.
Face à cette injustice, le SYADEC exige la suspension immédiate des retenues à la source pour la mutuelle, un audit pour savoir où va l’argent déjà prélevé et le remboursement des montants retenus si aucun service n’a été rendu.
Le SYADEC appelle le gouvernement ainsi que les responsables des mutuelles de santé à réagir vite pour clarifier la gestion de ces fonds et garantir aux enseignants l’accès effectif aux soins médicaux auxquels ils cotisent régulièrement.
Le syndicat appelle également les autorités éducatives du Nord-Kivu à ouvrir un dialogue avec les représentants des enseignants afin de trouver une solution rapide à cette situation qu’il qualifie d’injustice sociale.
Sofia Wilondja

