Au Nord-Kivu, la ville de Beni a vécu une matinée particulièrement tendue ce jeudi 7 mai 2026. Les activités socio-économiques ont fortement tourné au ralenti dans plusieurs quartiers du centre-ville à la suite de l’assassinat d’un étudiant de l’ISTAD-Beni, tué lors d’une attaque attribuée aux présumés terroristes des ADF (Forces démocratiques alliées) à Beu-Manyama, dans le sud de l’Ituri.
Très tôt dans la matinée, des barricades ont été érigées sur plusieurs axes routiers, notamment sur le boulevard Nyamwisi, perturbant la circulation et les activités malgré une pluie battante.
Dans plusieurs coins de la ville, seuls les finalistes de l’Examen d’État ont été autorisés à circuler afin de rejoindre leurs centres de passation.
Malgré les intempéries, de nombreux étudiants sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère et réclamer des mesures sécuritaires renforcées afin de mettre fin aux violences armées qui frappent régulièrement la région.
Dans cette atmosphère déjà tendue, plusieurs étudiants ont été interpellés par des éléments de la Police au niveau du rond-point ENRA alors qu’ils se rendaient vers le lieu de deuil de leur camarade assassiné.
Selon des témoins présents sur place, les personnes arrêtées ont ensuite été embarquées à bord d’un véhicule de la Police vers une destination encore inconnue.
Ces arrestations ont suscité une nouvelle vague d’indignation au sein de la communauté estudiantine, qui dénonce des interpellations arbitraires. Jusqu’à la mi-journée, la circulation demeure fortement perturbée dans plusieurs secteurs de la ville.
Par ailleurs, lors de cette récente attaque meurtrière, près de 30 civils auraient péri, les assaillants ayant ciblé des villages du Nord-Kivu et de la limite avec la province de l’Ituri.

