Après une déclaration rendue publique ce vendredi 24 avril 2026 condamnant les attaques aériennes attribuées au régime de Kinshasa contre l’Université Eben Ezer de Minembwe (UEMI), survenues le mercredi 22 avril 2026, le collectif MRDP/Twirwaneho a dénoncé ces actes qualifiés de « génocide en cours » contre la communauté Banyamulenge dans les hauts plateaux de Minembwe, au Sud-Kivu.
Dans une interview accordée à Kivu Morning Post, ces derniers ont évoqué de multiples attaques aériennes et terrestres menées dans la zone.
Selon le Twirwaneho, des villages ont été incendiés, des milliers de vaches razziées et des infrastructures de base détruites, notamment des églises, des écoles et des hôpitaux.
Ces offensives de l’armée congolaise, selon le Twirwaneho, n’ont pas épargné les civils, dont les enfants.
Le Twirwaneho dénonce également un blocus humanitaire, le non-respect du processus de cessez-le-feu, ainsi que la violation du droit international humanitaire et des droits fondamentaux des personnes en situation précaire, malgré l’accord signé à Genève, en Suisse.
La communication est coupée dans la zone. Il est difficile pour les habitants de Minembwe, depuis janvier 2026, de joindre leurs proches.
Depuis plus de trois mois, la coalition FARDC-FDNB et les milices Maï-Maï dites Wazalendo ont intensifié les attaques dans la région de Minembwe contre les positions du Twirwaneho allié à l’AFC/M23.
Murama Joseph

