En Ituri, plusieurs réservistes de la Réserve Armée de la Défense (RAD) dénoncent, sous couvert d’anonymat, des faiblesses persistantes dans leur prise en charge. Selon eux, ces difficultés compromettent le bon fonctionnement du dispositif et fragilisent leur engagement.
D’après ces sources, certains réservistes répondent depuis plusieurs années à l’appel des autorités, en remplissant toutes les formalités exigées, notamment les actes d’engagement et les procédures administratives. Cependant, les engagements pris à leur égard tarderaient à se traduire par des mesures concrètes, notamment en matière d’encadrement et de soutien logistique. La formation de recyclage de 45 jours est néanmoins considérée comme une initiative positive.
Les réservistes regrettent l’absence d’une prise en charge effective : manque de logement, encadrement insuffisant et financement inadéquat pour les éléments intégrés. Selon eux, ces difficultés reflètent des dysfonctionnements dans la gestion de la RAD, tant au niveau provincial que national.
Ils critiquent également l’administration provinciale de la RAD en Ituri, jugée peu opérationnelle. Certains responsables privilégieraient les déclarations publiques au détriment d’actions concrètes sur le terrain, ce qui affecte le moral et la motivation des réservistes. Cette situation alimente un climat de frustration et de découragement, risquant de fragiliser les efforts de stabilisation et de consolidation de la paix dans la province.
Contacté, le lieutenant-colonel Emmanuel Libandi, coordonnateur provincial de la RAD, reconnaît plusieurs défis. Il indique que des démarches sont en cours pour y apporter des solutions et précise avoir saisi le ministère de la Défense, dont il attend la suite.
Rachidi Kudra, depuis Bunia

