Dans sa planification stratégique pour contrecarrer les avancées des rebelles de l’AFC-M23, Kinshasa mise sur le soutien tactique de deux sociétés militaires privées.
Selon le nouveau rapport des experts de l’ONU, Agemira et Congo Protection jouent un grand rôle dans les contre-offensives des FARDC contre l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Une situation qui a été régulièrement dénoncée par l’AFC/M23 et le gouvernement rwandais.
“Lors de l’assaut contre Goma, 291 membres du personnel de la CP ont cherché refuge dans les locaux de la MONUSCO. Conformément à son mandat de protection, la MONUSCO a hébergé le personnel de la CP menacé d’être tué par l’AFC/M23. Des négociations entre l’ONU et le gouvernement rwandais ont conduit à leur évacuation vers la Roumanie via Kigali. Au moment de la rédaction du présent rapport, l’ensemble du personnel de la CP avait quitté le territoire de la RDC,” explique le nouveau rapport des experts des Nations.
Selon ces experts, le personnel d’Agemira était toujours déployé à Kinshasa et Kisangani, principalement des techniciens des drones CH4 et avions militaires. Agemira envisageait de mettre fin à ses engagements en RDC en septembre 2025.

“Après l’assaut de Goma, 20 anciens membres du PC ont été engagés par Agemira pour sécuriser l’aéroport de Kisangani. En décembre 2024, le gouvernement de la RDC a conclu un contrat de cinq ans avec Erik Prince, par le biais d’un réseau complexe d’entreprises, dont certaines sont basées aux Émirats arabes unis,” peut-on lire dans le rapport.
Prince a proposé de sécuriser le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri, grâce à la formation et au déploiement de troupes au sol, ainsi qu’à l’exploitation de moyens aériens, notamment de drones armés.
Pour financer ces opérations militaires, la création d’une « police » minière, chargée de percevoir les recettes des industries extractives de la RDC, a été envisagée.
Des sources proches de l’AFC ont déclaré que l’armée avait aussi déployé des mercenaires colombiens dans l’est du pays en prélude aux nouvelles offensives, malgré les négociations à Doha.







