Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont accusé le groupe rebelle M23-AFC de renforcer ses positions à Walikale, en violation du cessez-le-feu annoncé par la rébellion le 22 mars. Dans un communiqué publié ce mercredi 27 mars, l’armée congolaise a condamné les attaques contre ses positions à Walikale, ainsi que celles de Walungu et Fizi, au Sud-Kivu.
Les FARDC ont exprimé leur soutien à l’initiative de cessez-le-feu visant à préserver la paix, tout en dénonçant ce qu’elles qualifient de sabotage de la part du M23. “Les FARDC dénoncent et condamnent cette attitude qui sape mes efforts pour le retour de la paix dans l’est de la RDC entrepris par la communauté internationale. Les FARDC continuent de s’inscrire dans la logique des initiatives de paix récemment menées en s’abstenant pour l’heure de déclencher des actions offensives afin de permettre le retrait rapide des forces hostiles de Walikale comme précédemment annoncé,” indique le communiqué.

Cependant, l’armée congolaise a averti qu’elle se réservait le droit de riposter aux attaques du M23 pour protéger les populations civiles.
Le 22 mars, le M23 avait annoncé qu’il se repositionnait à Walikale et dans ses environs pour donner une chance aux initiatives de dialogue avec Kinshasa en faveur de la paix. En réaction, les FARDC avaient affirmé qu’elles ne mèneraient pas d’offensives et ordonné aux Wazalendo de faire de même, en réponse à la démarche entreprise par le Qatar, où les présidents congolais Tshisekedi et rwandais Paul Kagame se sont engagés pour un cessez-le-feu le 18 mars 2025. Sur le terrain, des accrochages ont été signalés entre les Wazalendo et le M23 dans la région de Rusamambu, notamment en territoire de Walikale.












