Le maire de Goma nommé par le M23, Julien Katembo Ndalieni, a donné un délai de sept jours aux familles pour récupérer leurs enfants vivant dans la rue, sous peine de les soumettre à des actions coercitives. Cette mesure intervient dans un contexte de prolifération des enfants en rupture familiale, communément appelés Maïbobo, souvent accusés de semer l’insécurité en ville.
Dans un communiqué officiel publié le 17 février 2025, l’autorité urbaine justifie cette décision par l’augmentation des actes de délinquance impliquant ces enfants.
« Le maire de Goma constate, non sans regret, une prolifération des enfants de la rue dits ‘Maïbobo’, qui s’adonnent à rançonner la population aussi bien pendant les heures vespérales que durant la journée », peut-on lire dans le document.
Le communiqué met en garde les parents et leur demande de prendre leurs responsabilités : « Quiconque ayant un enfant en rupture familiale et se trouvant dans la rue doit le rechercher pour une réinsertion et une éducation appropriée. Un délai de 7 jours est accordé à cet égard. »

L’autorité annonce qu’après ce délai, un bouclage sera organisé et tout enfant interpellé dans la rue sera présenté devant son juge naturel pour subir la rigueur de la loi, quel que soit son âge.
Cette mesure ne concerne pas uniquement les enfants de la rue, mais aussi les consommateurs et vendeurs de chanvre ainsi que de stupéfiants.
« Il en est de même pour les fumeurs de chanvre et autres stupéfiants, ainsi que pour tous ceux qui les vendent », avertit le maire.
Cette initiative vise à restaurer la sécurité et l’ordre public à Goma. Alors que le délai accordé s’écoule, il reste à voir si cette action pourra véritablement endiguer le phénomène des enfants de la rue ou si d’autres solutions plus profondes devront être envisagées pour offrir à ces jeunes une véritable chance de réinsertion.












