Malgré le lancement officiel, mardi 5 novembre, de la Commission ad hoc de vérification des accords de Luanda. La société civile dans l’Est de la RDC restent sceptiques quant à la réelle volonté des acteurs en conflit de mettre en œuvre les mesures convenues pour instaurer la paix.
La rencontre qui s’est tenue à Goma sous la médiation de l’Angola, visait à officialiser ce mécanisme de vérification, censé veiller à la mise en œuvre des engagements pris par la RDC et le Rwanda pour mettre fin au conflit armé dans l’Est.
« Ce sont les mêmes discours que nous avons toujours entendus. Ce que nous voulions entendre, c’est l’arrêt de la guerre, et surtout le retrait des Forces de Défense Rwandaises (RDF) du sol congolais. Nous ne voyons pas de signaux clairs pour dire qu’on va respecter ce qu’on vient de dire ici et surtout que, j’insiste encore une fois, il y avait vraiment beaucoup d’ambiguïtés dans les propos du ministre rwandais des Affaires étrangères » a déclaré Jean-Claude Bambanze, président de la société civile de Rutshuru
Il rappelle cependant que le conflit a déjà fait l’objet de multiples accords, notamment lors de la signature de la feuille de route en Angola.
Le mécanisme de Vérification Ad-hoc pour la paix dans l’Est de la RDC lancé à Goma
« Nous pensons que c’est de la poudre aux yeux. Ce n’est pas la première réunion de ce type. Aujourd’hui, nous ne voyons pas de signaux clairs pour dire qu’on va respecter ce qui vient d’être dit ici », a ajouté le président de la société civile de Rutshuru.
Lors de cette cérémonie, les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda, ainsi que le ministre des Affaires étrangères angolais, Téte António, ont appelé au respect des engagements et à la poursuite du dialogue.
Ce dernier a insisté sur la nécessité de « respecter le cessez-le-feu et a exprimé l’espoir de voir cette commission apporter des avancées vers la paix durable ».
Malgré l’avancée dans le processus de Luanda, les rebelles du M23 soutenu par le Rwanda ont gagné du terrain et s’emparent de plusieurs localités du territoire de Walikale et une partie de Lubero au Nord-Kivu.
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a réagi aux déclarations du gouverneur militaire de l’Ituri, le général Johny Luboya Nkashama, l’accusant de complaisance envers la milice CODECO. Sur son compte X, le leader de la CRP, Thomas Lubanga, s’est dit « sidéré » par la prise de position du gouverneur sur Radio France Internationale.
Le trafic routier sur l’axe Itebero–Hombo, dans le territoire de Walikale est suspendu depuis le mardi 28 avril 2026. À l’origine de cette paralysie, l’effondrement du pont Chabakungu, situé à environ un kilomètre d’Itebero, chef-lieu du secteur des Bakano. Selon des sources locales, cet ouvrage qui etait déjà dans un état de dégradation avancée, s’est
La Commission électorale de la Fédération Congolaise de Football Association a rendu public un premier verdict dans le cadre du processus électoral en cours. Six candidatures au Comité exécutif ont été déclarées irrecevables. Parmi lesquelles celle de l’ancien international congolais Shabani Nonda. Outre l’ex-attaquant des Léopards, les dossiers de Jean-Claude Mukanya, Jean-Max Mayaka, Renie Patout
Les autorités de la ville de Goma ont annoncé des mesures imminentes contre la prolifération des boissons fortement alcoolisées, accusées de contribuer à la dégradation des conditions sociales de la jeunesse. S’exprimant lors d’une matinée de sensibilisation organisée le samedi 2 mai 2026 au quartier Katoy, consacrée à la sécurité, au développement et au vivre-ensemble,
La Convention pour la Révolution Populaire (CRP) a dénoncé, vendredi 1er mai 2026, une dégradation de la situation sécuritaire en province de l’Ituri, malgré la tenue récente d’assises sur la paix à Kampala. Selon le mouvement, ces rencontres organisées du 20 au 25 avril sous l’égide du gouvernement ougandais ont réuni des délégués de Kinshasa
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