La famille de Jean-Jacques Wondo, détenu à Kinshasa après avoir été condamné dans l’affaire de tentative de coup d’État, a annoncé une mobilisation pour un sit-in devant l’ambassade de la République Démocratique du Congo en Belgique ce vendredi 11 octobre 2024.
Jean-Jacques Wondo, haut fonctionnaire belge, directeur adjoint à l’Administration générale des maisons de justice, et expert mondialement reconnu en matière de défense et de sécurité en Afrique centrale et médiane, est incarcéré à la prison de Ndolo à Kinshasa.
Accusé de complicité dans une tentative de coup d’État, cet expert militaire belgo-congolais a été arrêté le 22 mai 2024 à Kinshasa.
Dans un communiqué de presse, la famille du détenu sollicite l’implication des autorités congolaises pour qu’elles prennent des mesures immédiates en vue de la libération de Jean-Jacques Wondo, surtout que l’instruction au premier degré, menée par une juridiction militaire, n’a apporté aucune preuve de sa culpabilité.

« Bien que son procès ait clairement démontré son innocence, il demeure en détention, victime d’un coup monté orchestré par ceux qui n’ont pas vu d’un bon œil les réformes initiées par le chef de l’État dans les services de renseignements. La santé de Jean-Jacques Wondo se dégrade dangereusement, ce qui exige une réponse rapide et décisive des autorités congolaises, car il y a urgence ! Nous appelons donc à une mobilisation internationale pour exiger la libération immédiate de Jean-Jacques Wondo et mettre fin à cette injustice », peut-on lire dans le communiqué.
« L’occasion est ainsi donnée à l’État congolais de prouver à la face du monde que la confiance que la communauté internationale vient de lui accorder en l’admettant comme membre au Comité international des droits de l’Homme est légitime », a renchéri la famille.
La famille de Jean-Jacques Wondo invite toutes les personnes éprises de justice à se joindre à elle pour adresser un message aux autorités congolaises et internationales.
À noter que l’expert militaire Jean-Jacques Wondo a été condamné à la peine de mort le 13 septembre dernier par le tribunal militaire de Kinshasa.












