Ce projet d’aquaculture (élevage de poisson) de la Section de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, DDR de la MONUSCO était lancé en avril 2024. Cent jeunes à risques (dont 50 femmes vulnérables) sont employés pour créer des fermes piscicoles en cages flottantes, et lutter ainsi contre la pauvreté à travers la commercialisation de poisson.
Tchomia, c’est une localité du territoire de Djugu, située à 65 km au Sud-est de la ville Bunia. L’objectif de ce projet est de permettre à ces jeunes d’avoir une occupation, même temporaire, des revenus, pour se mettre durablement à l’abri des tentations de recrutement de groupes armés et du banditisme, affirme la Monusco.
» A Tchomia, nous avons différentes personnes : il y a des démobilisés, des vieux, des étudiants qui n’ont pas d’emplois ; il y a aussi des diplômés, des licenciés qui n’ont pas d’emplois et qui sont aussi parmi nous. Nous avons l’espoir que ce travail nous sera bénéfique. Moi, par exemple, je n’avais pas de travail, et ce travail va m’aider pour l’avenir des enfants. Ici, tout le monde est content « , ajoute un jeune employé par le projet.
Les objectifs immédiats sont donc la lutte contre le » chômage » des jeunes et femmes vulnérables en vue de leur réinsertion socioéconomique ; prévenir le recrutement des jeunes par les groupes armés, et soutenir la cohésion au sein de la communauté Nywagi-Hema-Alur par un travail communautaire.

Cet ouvrage balise dans le fond, le chemin pour le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (PDDRC-S) par la sensibilisation des jeunes détenteurs d’armes à déposer ces engins de mort et de s’inscrire dans le processus de paix en cours au pays, renchérit Jean Tobi Okala porte-parole de la Monusco.
Ce projet de réduction de la violence communautaire, bénéficiera à une population estimée à plus de 60 000 personnes, dont au moins 40 000 femmes de la région. Il est financé à hauteur de 99 000 dollars américains par la Monusco, précise Jean Tobi ce jeudi 12 septembre.
Précisons que ces travaux sont exécutés par une association locale : le réseau des Associations pour le développement durable, RAD pour 6 mois. Les phases du projet sont la préparation et fertilisation d’une ferme piscicole de 25 cages flottantes l’insémination artificielle des alevins améliorés, l’installation de lampadaires pour apport de suppléments nutritifs, l’installation d’une chambre froide, la récolte/pêche, conservation et commercialisation d’au moins 62,000 kilos de poisson.






