Depuis ce lundi 9 septembre, vingt-cinq agents de la PNC, des magistrats civils et militaires, ainsi que des membres du personnel de l’administration pénitentiaire civile et militaire, dont cinq femmes, participent à une formation organisée par la MONUSCO sur les techniques d’investigation contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la radicalisation en milieu carcéral dans l’est de la RDC.
Cette formation se déroulera jusqu’au 19 septembre prochain, à la salle des conférences de la MONUSCO à Boikene/Beni. Elle vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale dans la gestion des infractions liées au terrorisme, à la radicalisation et à l’extrémisme violent. Ces acteurs œuvrent dans le processus de désengagement, de déradicalisation et de réinsertion sociale des détenus, rapporte Jean Tobi Okala, chargé des communications stratégiques de la MONUSCO-Beni.
François Kalonda, commissaire supérieur adjoint de la PNC/Beni, l’un des participants, affirme que la formation qu’il a suivie l’année dernière a radicalement changé sa manière de travailler, ainsi que celle des policiers de Beni.
« La formation sur la lutte contre le terrorisme de l’année dernière nous permet aujourd’hui d’alerter nos éléments chaque fois qu’ils sont témoins de situations suspectes. En tant que chargé des opérations au sein de la PNC/Beni, je tiens régulièrement des séances de rattrapage pour leur rappeler les mesures à prendre en cas de découverte d’un objet suspect, comme un bidon avec des fils électriques. Désormais, ils savent comment agir pour éviter des catastrophes », a déclaré cet officier.

« Par exemple, lorsqu’on trouve un bidon suspect avec des fils électriques, il est important de garder les gens à l’écart et d’appeler immédiatement les secours pour prévenir tout danger. Cette formation a permis de prévenir de nombreux dégâts et de valoriser les compétences de nos agents », a-t-il ajouté.
La formation permettra également aux participants de maîtriser la lecture de relevés d’appels téléphoniques et de disposer des outils nécessaires pour mener des enquêtes sur ces nouvelles menaces sécuritaires.
Les participants devront aussi veiller à ce que les prisons ne deviennent pas des lieux de prolifération du terrorisme, de la radicalisation et de l’extrémisme violent. Ils seront formés aux dispositions pertinentes du Code pénal et du Code numérique relatives à ces thématiques, ainsi qu’aux méthodes d’analyse criminelle numérique utilisées dans les investigations.






