À trois jours de la rentrée scolaire, les enfants déplacés de guerre vivant dans le camp de déplacés de Buhimba, en ville de Goma au Nord-kivu sont dubitatifs sur la reprise du chemin de l’école, comme les autres enfants ce 2 septembre 2024.
Quelques enfants déplacés rencontrés par Kivu morning post dans le camp de Buhimba vendredi 30 Août 2024 se plaignent des défis rencontrés pour être présent dans les salles de classe.
C’est le cas de Félix Bwira Martin, originaire du village de Shasha dans le territoire de Masisi. Cet élevé inscrit jadis en 5e année commerciale à l’institut de Kehindo n’a pas jusqu’à présent les fournitures scolaires pour lui permettre de partir à l’école.
« Je ne sais même pas si je vais étudier dans quel établissement .je demande auprès du gouvernement de construire pour nous une école, mais aussi de mettre à notre disposition les fournitures scolaires », dit-il
Muhindo Dieudonne BAHANI, père de quatre enfants, précise qu’il ne sait pas si ses enfants vont étudier. Suite aux conditions de vie difficile, il est incapable de leur payer ne fût ce que les fournitures scolaires. Il veut que le gouvernement puisse faciliter son retour dans son village natal en vue de vaquer à ses occupations comme par le passé.

Une opération difficile pour Sola NDABWIMA. Celle-ci pense que la première opération à faire est de pacifier les zones sous occupation rebelles pour que les habitants puissent regagner leurs villages, tout en veillant à l’éducation de leurs enfants.
« Nous souhaitons que cette guerre puisse prendre fin et que nous puissions rentrer chez nous, nous souffrons beaucoup ici. Je demande gouvernement de nous venir en aide avec les fournitures scolaires et la construction d’une école dans ce camp en attendant notre retour. »
En attendant un retour à la normale dans les zones en proie à l’activisme des rebelles du m23, l’enseignante Safi SAFARI plaide auprès du gouvernement pour qu’une école de fortune soit érigée au niveau de ce site pour un bon encadrement des élèves.
« Je demande au gouvernement de nous aider à construire les hangars comme salles de classes pour que ces enfants étudient comme d’autres enfants. »
La situation humanitaire dans les camps autour de Goma reste déplorable. Les déplacés de guerre font face à une insuffisance de l’aide humanitaire. Plusieurs organisations tentent de secourir certains élèves en mettant à leur disposition des fournitures scolaires. Cas de ‘a kadurha foundation for children. Cette structure a distribué ce weekend des kits scolaires à certains enfants vivant dans le camp de kanyaruchinya en territoire de Nyiragongo.






