Les professionnels de la craie réunis au sein du syndicat des enseignants du Congo, SYECO de la sous-division de l’EPST-Beni dans la province du Nord-Kivu dans l’Est de la RDC, décrètent une grève indéterminée à partir de ce lundi 2 septembre 2024 afin de réclamer auprès du gouvernement congolais l’amélioration des conditions de vie des enseignants. Une augmentation de salaire à la hauteur de 500 Usd et la prise en charge de retraite.
À l’issu d’une assemblée générale tenue jeudi 29 août dernier, les membres du SYECO demandent aux parents de garder leurs enfants à la maison jusqu’à ce que toutes leurs revendications soient prises en compte.
“Les enseignants viennent de décréter une grève sèche dès ce lundi 2 septembre 2024. Et cette grève est illimitée jusqu’à ce que le gouvernement trouvera la solution aux problèmes des enseignants, qui restent perpétuels”, déclare Ghislain Bambirikire, secrétaire intérimaire du SYECO-Beni.

Les grévistes revendiquent également l’augmentation de la prime de gratuité des enseignants des écoles primaires, la prime d’itinérance des inspecteurs, le paiement des autres nouvelles unités (NU) non encore payées, mais aussi, ils demandent à la caisse nationale Sécurité sociale (CNSS) de s’intéresser aux enseignants éligibles qui ont reçu leurs passions de retraite.
“Face à tous ces problèmes, rien a été réalisé concrètement. Voilà pourquoi les enseignants viennent de décider de ne pas reprendre le chemin de l’école dès ce lundi, afin d’attendre la résolution de ces désidératas”, ont conclu les grévistes.
Cette série de grèves crée une incertitude autour de la rentrée scolaire prévue ce lundi 2 septembre 2024 sur toute l’étendue du territoire national. Quelques analystes s’interrogent sur la prise en compte de leur cahier de charge, vu la situation que traverse actuellement la RDC, particulièrement dans sa partie Est.











