C’est la ministre des droits humains qui l’a dit à la presse après sa visite aux cimetières genocost où les travaux de construction de tombes évoluent
En séjour au chef-lieu du Nord-Kivu, la ministre des Droits Humains, Chantal Chambu Mwavita, a visité les lieux pour s’imprégner de l’avancement des travaux de construction des tombes.
Selon une source proche de la ministre, les déplacés qui seront enterrés, sont morts les uns de la famine, d’autres de la mauvaise situation de vie et de la maladie.
“Je constate que les travaux évoluent bien. Nous allons enterrer nos 200 compatriotes qui sont encore dans les morgues ici à Goma. Je suis venue m’imprégner de l’évolution des travaux et nous attendons juste l’ingénieur pour savoir exactement quand procéder à l’enterrement,” a déclaré Chantal Chambu Mwavita, ministre des droits humains congolais
Cette action est cruciale pour donner une sépulture digne aux victimes restées longtemps dans les morgues en raison des conflits et des violences persistantes dans la région. La ministre a profité de l’occasion pour lancer un appel à la communauté internationale.

“Je demande à la communauté internationale de reconnaître qu’il y a génocide au Congo et que justice soit faite pour ces morts et pour d’autres Congolais,” a-t-elle plaidé.
Le gouvernement de la RDC travaille en collaboration avec les autorités locales et les organisations internationales pour apporter une aide humanitaire et chercher des solutions durables à la crise des déplacés. Chantal Chambu Mwavita a réitéré l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie des populations affectées et à garantir leurs droits fondamentaux.
“L’enterrement de ces victimes est une étape nécessaire pour honorer leur mémoire et rappeler l’urgence d’une action collective pour mettre fin à cette crise humanitaire,” a conclu la ministre.












