Une dizaine de prisonniers de la prison centrale de Goma ont été libérés ce mardi 6 août 2024 par le Procureur général en présence de la ministre des Droits Humains, Chantal Chambu Mwavita, actuellement en mission officielle dans la ville de Goma. Ces détenus étaient principalement incarcérés pour des délits mineurs ou avaient déjà purgé leur peine.
« Je viens de faire 3 mois en prison pour un problème de vol de quarante dollars. Je remercie la ministre des Droits Humains pour ce geste », a déclaré Elisha Mirindi Moïse, l’un des prisonniers libérés.
Un autre détenu, qui a préféré garder l’anonymat, a partagé son soulagement.
« Moi, j’ai été détenu après que des bandits ont volé un poste téléviseur dans la maison de mes parents. La situation s’est retournée contre moi. Je suis content de voir que je viens de recouvrer ma liberté. »
La ministre Chantal Chambu Mwavita a exprimé ses préoccupations concernant les conditions de vie dans la prison centrale de Goma.

« J’ai retrouvé une situation pas bonne comme dans d’autres prisons partout au pays. Dans une prison de 350 places, nous avons retrouvé quatre mille trois cent quinze détenus » regrette la ministre de droits humains.
« Le chef de l’État nous a instruit à restaurer la dignité de la vie humaine. Bien qu’ils soient en prison, notre rôle est de les amener à vivre dignement comme des citoyens congolais. Voilà pourquoi, au-delà de ce geste de désengorger la prison de Munzenze, que nous allons continuer de faire après des études minutieuses de cas, j’ai aussi apporté des vivres pour les locataires de Munzenze. La nourriture que je viens d’apporter ne résout pas le problème, c’est pourquoi je veux partager le constat fait avec mon collègue des affaires sociales pour trouver une solution durable », a-t-elle déclaré.
Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures visant à améliorer les conditions de vie des détenus et à réduire la surpopulation carcérale dans les prisons congolaises. La ministre a également souligné l’importance de trouver des solutions durables pour garantir que les droits humains des détenus soient respectés.












